Protection incendie en entreprise : 12 questions à se poser avant qu’un problème ne survienne
Vous entrez dans votre entreprise demain matin et regardez vos locaux avec une seule question :
« Si un incendie démarrait ici, est-ce que mon entreprise est réellement prête ? »
La plupart des dirigeants savent qu’ils doivent avoir des extincteurs. Mais les questions commencent juste après.
Combien en faut-il ? Sont-ils bien placés ? Faut-il une alarme ? Un plan d’évacuation ? Des blocs de secours ? Qui doit vérifier le matériel ? Les installations déjà présentes dans le local sont-elles encore adaptées ? Et surtout : comment savoir si l’ensemble est cohérent sans transformer son entreprise en caserne de pompiers ?
Chez RPCI Extincteurs, c’est précisément ainsi que nous préférons aborder la protection incendie : partir du bâtiment, de l’activité et des risques réels avant de parler de matériel.
Avant toute chose : il n’existe pas une seule règle incendie pour toutes les entreprises
Deux entreprises de 300 m² peuvent avoir des besoins très différents.
Imaginez :
- 300 m² de bureaux avec ordinateurs et archives ;
- 300 m² d’atelier automobile ;
- 300 m² d’entrepôt rempli de cartons ;
- 300 m² de commerce accueillant du public.
La surface est identique.
Le risque ne l’est pas.
Pour comprendre la protection incendie d’une entreprise, il faut généralement regarder trois niveaux différents.
1. Les obligations réglementaires
Le Code du travail impose notamment à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour qu’un commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu. Il prévoit également des moyens d’extinction en nombre suffisant et adaptés aux risques.
2. La réalité de votre établissement
Surface, nombre de niveaux, activité, machines, stockage, installations électriques, présence de salariés ou de public : tous ces éléments peuvent modifier les moyens nécessaires.
Un local professionnel peut également relever de plusieurs réglementations selon son utilisation, notamment lorsqu’il reçoit du public.
3. Votre contrat d’assurance
Enfin, un assureur peut prévoir dans son contrat ou dans ses prescriptions des mesures complémentaires adaptées au risque assuré.
La bonne protection incendie est donc celle qui fait correspondre réglementation, caractéristiques du site et exigences contractuelles, sans ajouter du matériel inutile.
1. J’ai déjà des extincteurs : cela signifie-t-il que mon entreprise est correctement équipée ?
Non. Voir des extincteurs sur les murs ne suffit pas pour conclure que la protection est adaptée.
Il faut au minimum se poser quatre questions :
Sont-ils assez nombreux ?
Sont-ils du bon type ?
Sont-ils correctement répartis ?
Sont-ils toujours opérationnels ?
Le Code du travail prévoit notamment au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée d’une capacité minimale de 6 litres pour 200 m² de plancher et au moins un appareil par niveau. Il prévoit également des équipements adaptés lorsque des risques particuliers sont présents, notamment des risques électriques.
Mais cette règle ne signifie pas qu’un bâtiment de 200 m² doit automatiquement se résumer à « un extincteur et c’est terminé ».
Prenons un atelier comprenant une zone de bureaux, un tableau électrique, des machines et un espace de stockage.
Un seul appareil situé à l’entrée ne répond pas forcément correctement à tous ces risques.
La surface donne une première indication. L’activité détermine ensuite le véritable besoin.
2. Combien d’extincteurs faut-il dans mon entreprise ?
Il faut partir de la surface et du nombre de niveaux, puis vérifier les risques particuliers et la configuration réelle du bâtiment.
C’est là que les calculs trop simples peuvent induire en erreur.
Prenons un exemple.
Une entreprise occupe 400 m².
Sur le papier, on pourrait être tenté d’effectuer uniquement un calcul basé sur la surface.
Mais imaginons maintenant que les locaux comprennent :
150 m² de bureaux,
un atelier de 150 m²,
une réserve de 80 m²,
un local technique et un tableau électrique.
Le problème n’est plus simplement :
« Combien faut-il d’extincteurs pour 400 m² ? »
Il devient :
« Quels départs de feu sont possibles et quel moyen de premier secours sera accessible à proximité ? »
C’est cette deuxième question qui permet d’éviter à la fois le sous-équipement et le suréquipement.
3. Tous mes extincteurs doivent-ils être identiques ?
Pas nécessairement. Le type d’extincteur doit être choisi en fonction du risque à protéger.
Une entreprise peut donc avoir plusieurs types d’appareils.
Un bureau, une chaufferie, une cuisine professionnelle, une zone électrique et un atelier ne présentent pas les mêmes risques.
On retrouve notamment dans les entreprises :
- des extincteurs à eau avec additif ;
- des extincteurs CO₂ ;
- des extincteurs à poudre ABC.
Chez RPCI, nous préférons poser une question très simple avant de choisir un appareil :
« Qu’est-ce qui peut prendre feu à cet endroit ? »
Carton ?
Mobilier ?
Installation électrique ?
Machine ?
Liquide inflammable ?
Stockage spécifique ?
La réponse permet ensuite de déterminer le moyen d’extinction adapté.
4. Où faut-il placer les extincteurs ?
Un extincteur doit être accessible au moment où l’on en a besoin, pas simplement présent quelque part dans le bâtiment.
Cette différence paraît évidente. Pourtant, c’est une source fréquente de problèmes dans les entreprises.
Au fil des années, un aménagement change.
Une armoire est installée.
Une machine arrive.
Une réserve est agrandie.
Un extincteur autrefois parfaitement accessible peut se retrouver derrière du stock, une porte ou du mobilier.
Le bon emplacement doit donc tenir compte de la circulation dans les locaux, des sorties et surtout de la localisation des risques.
Posez-vous une question pratique :
« Depuis la zone où un incendie pourrait démarrer, pourrais-je identifier et atteindre rapidement un extincteur ? »
Si la réponse nécessite de chercher l’appareil, de traverser plusieurs pièces ou de déplacer du matériel, l’implantation mérite d’être examinée.
5. Mes extincteurs semblent en bon état. Pourquoi les faire contrôler ?
Parce qu’un équipement de sécurité peut paraître intact sans que cela permette de connaître son état réel de fonctionnement.
Un extincteur a une particularité : on espère précisément ne jamais s’en servir.
Il peut donc rester des années au même endroit.
C’est pour cette raison que la protection incendie nécessite un suivi dans le temps.
Le Code du travail prévoit que les extincteurs soient maintenus en bon état de fonctionnement et prévoit, dans le cadre des consignes de sécurité concernées, des essais et visites périodiques du matériel.
Une visite permet également de repérer des problèmes beaucoup plus simples :
un extincteur déplacé, une signalisation disparue, un accès encombré ou encore une modification de l’activité depuis la dernière intervention.
Chez RPCI, la maintenance annuelle permet notamment d’organiser ce suivi sans que l’entreprise ait à penser chaque année à reprogrammer son contrôle.
6. Nous avons agrandi l’entreprise : faut-il revoir la protection incendie ?
Oui, dès que le bâtiment, l’activité ou les risques changent, il est utile de réexaminer les équipements existants.
C’est probablement l’une des situations les plus oubliées.
Une entreprise démarre avec 100 m².
Quelques années plus tard, elle occupe 300 m².
Entre-temps, une mezzanine a été aménagée, trois nouvelles machines ont été installées et une réserve a été créée.
Pourtant, les extincteurs sont parfois restés exactement aux mêmes endroits.
Un contrôle pertinent ne consiste donc pas uniquement à examiner les appareils.
Il faut aussi regarder ce qui a changé autour d’eux.
Les principales situations qui doivent attirer l’attention sont :
un agrandissement, un déménagement, un nouvel étage, une nouvelle machine, une augmentation importante du stockage, un changement d’activité ou la création d’une nouvelle zone de travail.
7. Une alarme incendie est-elle obligatoire dans toutes les entreprises ?
Non, l’obligation dépend notamment des caractéristiques et de l’activité de l’établissement.
Le Code du travail prévoit notamment un système d’alarme sonore dans les établissements où peuvent se trouver habituellement plus de 50 personnes ainsi que dans les établissements où certaines matières inflammables sont manipulées ou mises en œuvre.
D’autres obligations peuvent s’ajouter selon le type d’établissement, notamment lorsqu’il reçoit du public.
Mais même lorsqu’on parle d’alarme, une autre question mérite d’être posée :
« Si quelqu’un déclenche l’alarme à l’autre bout de mon bâtiment, est-ce que tout le monde l’entendra ? »
Le système doit permettre aux occupants de comprendre immédiatement qu’ils doivent évacuer.
Il ne suffit donc pas uniquement d’installer un boîtier rouge près de la porte.
8. Faut-il obligatoirement afficher des consignes de sécurité incendie ?
Selon l’établissement, une consigne de sécurité incendie ou des instructions permettant l’évacuation doivent être prévues.
Le Code du travail précise notamment les établissements dans lesquels une consigne incendie doit être établie et affichée. Pour les autres établissements, des instructions doivent permettre d’assurer l’évacuation des personnes présentes.
Une consigne utile ne doit pas devenir une affiche que personne ne lit.
Elle doit permettre de comprendre rapidement :
comment donner l’alarme,
qui appeler,
comment évacuer,
où se trouvent les moyens de secours,
et quelles sont les premières actions à effectuer.
Le Code du travail prévoit d’ailleurs plusieurs de ces informations dans le contenu de la consigne incendie.
9. Plan d’évacuation et plan d’intervention : est-ce la même chose ?
Non. Les deux documents n’ont pas exactement le même objectif.
Le plan d’évacuation est principalement destiné aux occupants afin de faciliter leur sortie du bâtiment.
Le plan d’intervention est destiné à donner rapidement des informations utiles sur l’établissement et ses équipements, notamment aux personnes amenées à intervenir.
Beaucoup d’entreprises disent simplement :
« Il me faut un plan incendie. »
C’est justement là qu’il faut d’abord identifier le besoin.
RPCI réalise des plans d’évacuation, plans d’intervention et consignes de sécurité adaptés à la configuration des locaux.
10. Les BAES font-ils partie de la protection incendie ?
Oui, l’éclairage de sécurité participe à l’évacuation lorsque l’éclairage normal n’est plus disponible.
Imaginez un départ de feu provoquant une coupure électrique.
Le problème n’est plus seulement d’éteindre le feu.
Il faut également permettre aux personnes présentes de trouver les sorties dans de bonnes conditions.
C’est pourquoi la protection incendie d’une entreprise ne doit pas être regardée uniquement à travers les extincteurs.
Chez RPCI, un examen global peut également intégrer les blocs autonomes d’éclairage de sécurité (BAES) lorsque le bâtiment et la réglementation applicable le nécessitent.
11. Mon assurance peut-elle demander davantage que ce que j’avais prévu ?
Oui. Les obligations réglementaires et les obligations résultant d’un contrat d’assurance ne sont pas forcément identiques.
C’est une distinction particulièrement importante.
Un dirigeant peut entendre :
« C’est obligatoire. »
Mais la première question devrait être :
« Obligatoire en vertu de quel texte ou demandé dans quel contrat ? »
Il faut distinguer :
la réglementation applicable à l’établissement,
les caractéristiques particulières du risque,
et les éventuelles prescriptions prévues par l’assureur.
Chez RPCI, nous cherchons donc à déterminer ce qui est réellement nécessaire au lieu de multiplier les équipements par précaution commerciale.
Lorsque l’assurance prévoit une prescription particulière, celle-ci doit être examinée en fonction du contrat concerné.
12. Je reprends un local déjà équipé : puis-je conserver tout le matériel ?
Peut-être, mais le fait que le matériel soit déjà installé ne garantit pas qu’il soit encore adapté à votre nouvelle activité.
C’est une situation extrêmement fréquente.
Un entrepreneur reprend un local dans lequel se trouvent :
quatre extincteurs,
deux BAES,
une alarme,
quelques panneaux et un ancien plan.
Tout semble déjà prêt.
Mais l’ancien occupant était peut-être un cabinet administratif alors que le nouveau locataire ouvre un atelier.
Ou inversement.
L’équipement avait été conçu pour l’ancien risque.
Avant de tout remplacer ou de tout conserver, il faut donc vérifier :
l’état du matériel, son ancienneté, son implantation, l’activité précédente et surtout les risques liés à la nouvelle activité.
Cette vérification permet parfois de conserver une partie de l’installation existante.
Mettre en conformité ne signifie pas automatiquement tout remplacer.
Le test RPCI : 60 secondes pour regarder autrement votre entreprise
Faites le tour de vos locaux et essayez de répondre à ces questions :
1. Savez-vous combien d’extincteurs se trouvent réellement dans votre entreprise ?
2. Savez-vous pourquoi chaque extincteur est installé à cet endroit ?
3. Avez-vous ajouté des machines, du stockage ou des locaux depuis leur installation ?
4. Un extincteur est-il caché ou difficile d’accès ?
5. Vos salariés sauraient-ils où trouver l’appareil le plus proche ?
6. Tout le monde entendrait-il l’alarme incendie ?
7. Les sorties restent-elles facilement identifiables en cas de coupure électrique ?
8. Vos plans correspondent-ils encore à l’aménagement actuel ?
9. Savez-vous quand le matériel a été contrôlé pour la dernière fois ?
10. Savez-vous exactement ce que demande votre assurance concernant la protection incendie ?
Si plusieurs réponses sont « je ne sais pas », cela ne signifie pas nécessairement que votre entreprise n’est pas conforme.
Cela signifie simplement qu’un point sur l’installation peut être utile.
Protection incendie : le matériel n’est que la conséquence du risque
C’est probablement l’idée la plus importante de cette page.
Une protection incendie cohérente ne devrait pas commencer par :
« Combien d’extincteurs voulez-vous ? »
Elle devrait commencer par :
« Que faites-vous dans vos locaux ? »
Puis :
Quelle surface occupez-vous ?
Combien y a-t-il de niveaux ?
Recevez-vous du public ?
Combien de personnes sont présentes ?
Quels équipements utilisez-vous ?
Que stockez-vous ?
Existe-t-il des risques électriques particuliers ?
Comment évacue-t-on le bâtiment ?
Que prévoit votre assurance ?
Le matériel vient ensuite.
C’est cette méthode qui permet d’obtenir une protection cohérente sans sous-équipement et sans suréquipement.
Quels équipements RPCI peut-il contrôler ou installer ?
Selon les besoins du site, RPCI intervient notamment sur :
Vente, installation et vérification d’extincteurs
Extincteurs à eau avec additif sans fluor, CO₂ et poudre ABC selon les risques concernés.
Plans et signalétique incendie
Plans d’évacuation, plans d’intervention, consignes de sécurité et signalétique.
Alarmes incendie
Notamment systèmes d’alarme de type 4 adaptés aux besoins des établissements concernés.
BAES
Installation et contrôle des blocs autonomes d’éclairage de sécurité.
Désenfumage
Contrôle des trappes et équipements de désenfumage.
RIA
Contrôle et maintenance des robinets d’incendie armés lorsque l’établissement en est équipé.
RPCI : une protection incendie pensée pour les professionnels
RPCI accompagne les entreprises, artisans, commerces, bureaux, ateliers et entrepôts en Rhône-Alpes.
Notre objectif n’est pas d’installer le maximum de matériel.
Il est de déterminer ce dont votre établissement a réellement besoin, de vous expliquer pourquoi et d’assurer ensuite le suivi de vos équipements.
Vous disposez ainsi d’un interlocuteur pour la vente et la vérification des extincteurs, mais également pour les autres équipements liés à la protection incendie de votre établissement.
Vous ne savez pas si votre entreprise est correctement équipée ?
Préparez simplement trois informations :
la surface de vos locaux, votre activité et le nombre de niveaux.
RPCI pourra déjà réaliser une première analyse de votre besoin et vous indiquer les informations complémentaires nécessaires.
Contactez RPCI pour faire le point sur la protection incendie de votre entreprise en Rhône-Alpes.
À retenir
Il n’existe pas de réponse sérieuse à la question « de quoi mon entreprise a-t-elle besoin contre l’incendie ? » sans connaître au minimum le bâtiment et l’activité.
La protection incendie repose sur un ensemble cohérent : moyens d’extinction, évacuation, alarme, signalisation, éclairage de sécurité et éventuellement équipements complémentaires.
Et surtout, une installation correcte aujourd’hui doit être réexaminée lorsque l’entreprise évolue.
La meilleure question n’est donc pas “Ai-je des extincteurs ?” mais “Ma protection incendie correspond-elle encore à mon entreprise aujourd’hui ?”